Question de classement, par importance ou par préférence

Le classement des réponses à une question© sscreations (FreeDigitalPhotos.net)

Dans un questionnaire, le fait de demander aux répondants de classer différentes réponses est un bon moyen pour obtenir une mesure rapide de l’importance ou de la préférence accordée aux items proposés. La question de classement a donc toute sa place dans les enquêtes et sondages.

Bien que ce ne soit pas stricto sensu une question de type échelle, la question de classement y est parfois assimilée en tant qu’échelle ordinale. Elle permet en effet d’obtenir une mesure de l’importance ou de la préférence que les répondants accordent aux réponses proposées.

Toutefois ce type de question peut devenir rapidement complexe pour le répondant (dès que le nombre d’items à classer dépasse 3 ou 4) et a une fiabilité réduite en ce qui concerne les réponses médianes.

Déterminer rapidement “le meilleur” et “le pire” ou hiérarchiser ses choix

Très concrètement, le classement peut permettre de déterminer rapidement “le meilleur” et “le pire”. On constate généralement que les répondants classent plus facilement les extrêmes, et moins facilement les items intermédiaires considérés comme moyens : il est plus facile de classer ce qu’on aime et ce qu’on déteste que ce qui n’est ni vraiment aimé ni vraiment détesté.

La question de classement permet aussi d’établir une hiérarchie, de prioriser ses choix. C’est en ce sens que l’on parle d’un moyen de mesure de l’importance ou de la préférence.

Un exemple de question de classement :

Quelles sont selon vous les principales qualités d’un site internet ?
Classez par ordre d’importance décroissante de 1 à 5 les qualités suivantes.
– esthétique générale
– accès gratuit et intégral aux informations
– fluidité de la navigation (menus, liens)
– présence d’un blog ou forum
– absence de fautes d’orthographe

Points de vigilance sur les questions de classement

Les questions de classement semblent très puissantes mais en pratique il convient de ne les utiliser qu’à bon escient en raison de quelques inconvénients :

  • La lecture de toutes les réponses proposées et leur comparaison deux à deux est nécessaire avant de
    pouvoir répondre à une question de classement. D’où un niveau de difficulté élevé pour la plupart des répondants.

  • Le temps de réponse et la complexité augmentent dès que le nombre d’items à classer dépasse 3 ou 4. On conseille de ne pas aller au-delà de 5 réponses à classer : par exemple classer d’abord les 3 plus importants puis les 2 moins importants parmi une liste d’une dizaine de facteurs proposés.

  • Bien qu’on calcule couramment un score pour apprécier les résultats à une question de classement, il convient de se méfier de l’absence de mesure de distance entre les items classés ; dire que A est préféré à B qui est préféré à C ne nous dit rien des écarts qu’il peut y avoir entre A, B et C…

Deux autres utilisations spécifiques de la question de classement

Bon à savoir : la question de classement peut constituer une alternative à des questions de notation. Plutôt que de donner une note à plusieurs marques ou produits sur diverses propositions, ce qui peut être fastidieux, on classe les marques ou les produits sur chacune des affirmations proposées.

Ou alors cette question vient en complément : le classement peut être une question finale après avoir questionné sur chacun des facteurs, afin de vérifier la cohérence des réponses. Ce qui n’est pas toujours garanti… C’est tout l’intérêt dans ce cas de la question de classement.

A propos de Françoise Lafont

Cofondatrice de Questio, éditeur du logiciel questionnaire-pro, je partage dans ce blog mes connaissances théoriques et pratiques dans le domaine des études, enquêtes et sondages en ligne.

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