Échelles d’attitude (zoom sur l’échelle de Likert)

Illustration échelle de Likert sur ordinateur© Smartmockups (AllTheFreeStock.com)

Dans les enquêtes et sondages, l’échelle d’attitude est utilisée pour mesurer l’intensité des opinions ou des réactions des individus sur un sujet donné. Parmi les nombreuses variantes présentées ici, la plus connue et sans doute la plus utilisée, notamment en marketing, est l’échelle de Likert.

Voici d’abord pourquoi on a recours à une échelle d’attitude : elle permet de quantifier des informations d’ordre qualitatif pour aboutir éventuellement à un score.

Il existe de nombreuses variantes des questions d’attitude. La plus connue et sans doute la plus utilisée, notamment en marketing, est l’échelle de Likert : le répondant exprime son degré d’accord ou de désaccord sur une ou plusieurs propositions.

Qu’est-ce qu’une échelle d’attitude ?

Vous connaissez forcément la question de type échelle : concrètement, pour répondre, la personne interrogée doit cocher une case sur une échelle graduée. Ici un exemple très simple de ce qu’on appelle une échelle d’attitude :

Que pensez-vous de notre accueil téléphonique ?
Très satisfait / Plutôt satisfait / Plutôt insatisfait / Très insatisfait

 

Une échelle d’attitude est une échelle qui permet de mesurer l’intensité des opinions ou des réactions des individus interrogés sur un sujet donné.

Il en existe de multiples variantes et formulations et on les retrouve dans de très nombreux domaines&nbps;: des sciences sociales aux études de marché, en passant par les enquêtes de satisfaction…

Zoom sur l’échelle de Likert

Sans doute la plus connue, l’échelle de Likert permet d’évaluer l’attitude d’un individu en mesurant l’intensité de son approbation avec une ou plusieurs affirmations (ou énoncés).

Voici une illustration avec une seule affirmation :

Indiquez votre degré d’accord ou de désaccord avec la proposition suivante :
“Le personnel de l’agence est souriant et aimable.”
Tout à fait d’accord / Plutôt d’accord / Ni en accord ni en désaccord / Plutôt pas d’accord / Pas du tout d’accord

 

En réalité, l’échelle de Likert n’est presque jamais utilisée avec une seule affirmation. Le plus souvent l’échelle se présente sous forme de tableau comme ceci :

Exemple échelle de Likert
© Questio (questionnaire-pro.fr)

L’échelle de Likert doit son nom au psychologue américain Rensis Likert (1903-1981), connu pour ses travaux sur la mesure des attitudes.

Photo Rensis Likert
© Rensis Likert

Dans les questionnaires de Likert, toujours très utilisés dans de nombreux domaines (psychologie du travail, psychologie sociale, études de marché…), la personne interrogée indique son degré d’accord ou de désaccord avec une série d’affirmations.

Par ailleurs renommé pour ses apports dans les comportements humains au travail au sein des organisations, notamment au sein de l’Université du Michigan, Rensis Likert est le précurseur de la notion de management participatif.

Ce qui caractérise généralement l’échelle de Likert, c’est qu’elle est symétrique. La position centrale ou modalité neutre est communément appelée “ni-ni” et peut être formulée de plusieurs façons : Ni en accord ni en désaccord ou Sans opinion par exemple.

Du coup, cela rend inutile la présence d’une modalité Ne sait pas.

Nombre d’échelons d’une échelle de Likert

L’échelle de Likert peut aller de 3 à 11 échelons en fonction de la précision recherchée :

  • 3 points (contre / neutre / pour)
  • 5 points (désaccord total / désaccord / neutre / accord / accord total)
  • 7 points (désaccord total / désaccord / léger désaccord / neutre / léger accord / accord / accord total)
  • 11 points (note de 0 à 10 avec libellés désaccord total / accord total aux extrémités)

N’oubliez pas que plus il y a d’échelons, plus la question est complexe pour le répondant. L’idéal se situe en général entre 5 et 7 éléments.

On peut trouver aussi des échelles d’attitude avec un nombre pair de modalités ce qui tend à forcer le choix du répondant, on les appelle d’ailleurs des échelles “à choix forcé”. Des tests ont montré que majoritairement, l’absence de modalité neutre diminue la fiabilité de l’échelle, le répondant qui aurait choisi la modalité neutre se retrouve obligé de choisir (un peu au hasard) un des deux items encadrant le point central omis.

Comment exploiter les réponses sous forme de score ?

Lors de l’exploitation des réponses, on peut transformer l’échelle en termes numériques c’est-à-dire qu’on associe un nombre de points à chaque réponse. Il existe au moins 3 méthodes de calcul qui peuvent s’illustrer comme ceci :

 Tout à fait d’accordPlutôt d’accordNi en accord ni en désaccordPlutôt pas d’accordPas du tout d’accord
A01234
B12345
C210-1-2

En additionnant le nombre de points obtenus, vous pourrez calculer un score basé sur la moyenne des réponses. Personnellement j’aime bien l’option c) qui permet de se repérer facilement, le score étant soit positif soit négatif.

On peut aller beaucoup plus loin car les échelles de Likert sont additives : en posant une question fondée sur ce type d’échelle pour chacune des facettes d’un objet (voir l’option de présentation sous forme de tableau) et en additionnant les valeurs associées aux différentes réponses, on peut calculer des scores synthétiques extrêmement intéressants.

A propos de Françoise Lafont

Cofondatrice de Questio, éditeur du logiciel questionnaire-pro, je partage dans ce blog mes connaissances théoriques et pratiques dans le domaine des études, enquêtes et sondages en ligne.

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