La grande famille des échelles

Les questions fermées de type échelle© Alvimann (Morguefile.com)

Les questions sous forme d’échelles sont très utilisées pour obtenir des réponses sur les attitudes ou opinions des individus. On les retrouve notamment dans les enquêtes de satisfaction.

L’échelle de Likert est l’une des plus connues, mais il existe de multiples formes : échelle d’attitude, échelle numérique… Toute la subtilité réside dans le choix d’une échelle paire ou impaire, et dans le nombre d’échelons !

Une échelle, qu’elle soit d’attitude ou d’opinion, échelle de Likert ou échelle d’Osgood, échelle paire ou échelle impaire, est avant tout une question fermée qui permet d’identifier un comportement, une croyance, une importance, une intention… Et de transformer ces informations d’ordre qualitatif en données quantifiées, plus opérationnelles à exploiter.

Comme il s’agit pour les individus de s’exprimer sur leurs attitudes ou opinions, la difficulté principale réside dans la sincérité des réponses. D’où la nécessité de soigner particulièrement l’élaboration des questions échelles.

Pour le concepteur du questionnaire, les échelles peuvent être difficiles à définir a priori : échelle paire ou impaire ? combien de niveaux ? dans quel ordre présenter les items ?

Si vous avez l’habitude d’intégrer des échelles dans vos questionnaires, appuyez-vous en priorité sur votre expérience. Sinon suivez ces quelques conseils…

Tout d’abord, pensez à la question que vous allez poser et demandez-vous quel type de réponse vous attendez :

Un degré d’intérêt ou d’approbation du répondant

Optez pour une échelle d’attitude, la plus connue dans le métier des études est l’échelle de Likert. Vous trouverez plus de détails sur cette échelle emblématique dans cet article.

Exemple d’échelle de Likert :

Ce film documentaire sur l’avenir de l’espèce humaine est passionnant :
Tout à fait d’accord / D’accord / Ni en accord, ni en désaccord / Pas d’accord / Pas du tout d’accord

On recommande généralement entre 3 et 10 échelons, sachant que les échelles allant de 5 à 7 niveaux sont les plus communes. L’échelle peut être paire ou impaire, selon que vous souhaitez ou non autoriser la modalité neutre.

Pour l’exploitation statistique, on peut associer à chaque réponse une valeur et obtenir des valeurs moyennes ou des scores. C’est en ce sens que l’on qualifie souvent les échelles d’instruments de mesure !

Un positionnement du répondant sur une échelle numérique

Une échelle numérique permet de noter ou d’évaluer un objet ou un concept. Il est très courant de demander aux répondants de donner une note entre 1 et 10 ou entre 0 et 20, pour ne prendre que ces deux exemples familiers.

Le calcul de notes moyennes ou de scores est simple à réaliser et permet de faire aisément des comparaisons.

On peut aussi trouver aux deux extrêmes des qualificatifs tels que : d’accord/pas d’accord, bon/mauvais, sympathique/antipathique, etc. Et entre les deux, une série de valeurs numériques pour nuancer la réponse. Ces échelles sont aussi appelées échelles d’Osgood ou échelles de différenciation sémantique.

Exemple d’échelle d’Osgood :

Pour vous, le goût de la purée en flocons X est :
désagréable — 1 — 2 — 3 — 4 — 5 — 6 — 7 — agréable

Enfin, on inclut parfois aussi les questions de classement dans la grande famille des échelles (il s’agit en effet d’une échelle ordinale).

A propos de Françoise Lafont

Cofondatrice de Questio, éditeur du logiciel questionnaire-pro, je partage dans ce blog mes connaissances théoriques et pratiques dans le domaine des études, enquêtes et sondages en ligne.

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